RELATION ET IDENTITE


Qui est l'autre ?

Qui suis-je ?

Qu'est-ce qu'un thérapeute ?

Réfléchissant, observant, ressentant, analysant ; plus je deviens « intellisent », plus m'est apparu la chose suivante. Lorsque nous sommes en relation l'un avec l'autre – Jean-François est là, à ma droite, je suis à sa gauche ; nous n'avons pas la même oreille offerte l'un à l'autre, la même sensibilité, la même histoire, le même regard. - Lorsque nous sommes en communication, en échange, en relation, il me semble qu'en fait je ne suis pas en relation avec J.F. Il me semble même que J.F n'est pas en relation avec moi. Il semble, au fur et à mesure des découvertes que nous opérons grâce aux patients, que J.F. est comme la surface de projection de mon inconscient, de mes craintes ou de mes désirs. Il me fait penser au petit frère que j'aurais aimé avoir et que je n'ai pas eu. Je ne le sais pas. Cela se sait en moi. Qui suis-je pour lui ? Une forme d'ami qu'il n'a pas eu ? Ou de père ? Ou de grand frère ? Ou autre ? Je ne le sais pas tant qu'il ne me l'a pas dit. Il ne me l'a pas dit tant qu'il ne le sait pas. Il ne le sait pas tant qu'il ne cherche pas.

PERSONNE-SYMBOLE = SURFACE DE PROJECTION

Ainsi, lorsqu'il y aura des exercices lors d'ateliers de groupe - style ceux de Jacques Salomé -, quelqu'un a un problème et on va prendre une autre personne au hasard qui va symboliser papa, maman, etc. Cela va fonctionner. On va parler à un inconnu qui dans l'instant va représenter mon papa, par exemple. J'utilise les gens comme surface de projection spontanément, en conscience. Pour Monsieur Jodorowski, ça marche pareil. Pour Bert Helinger, c'est un travail qui marche, qui fonctionne. C'est un sujet, un problème quel qu'il soit : physique, psychique, émotionnel ou autre. On va prendre des gens dans l'assistance pour symboliser chaque personne de cet arbre, de cette constellation, de cette molécule familiale. C'est la mise en scène de base. C'est la pièce de théâtre. Le scénario. Et ça fonctionne.CELA FONCTIONNE CAR SOMMES DANS UN PSYCHODRAME PERMANENTPourquoi ça fonctionne ? Si je décide de faire un travail sur moi, je me mets au milieu, je choisis mon père, ma mère, mon oncle parmi l'assistance, pourquoi cela marche-t-il ? Pourquoi celui qui a pris le rôle de mon père ou de mon frère vont avoir telle ou telle attitude réelle. Ne connaissant pas intellectuellement, consciemment mon histoire, mais devenant. A mon avis ça marche parce que nous sommes dans ce psychodrame permanent ; dans cette pièce de théâtre permanente, inconsciente. Cela se fait. On va dire que c'est peut-être une loi biologique ; ou bien il y a peut-être une loi psychologique.

NOUS DONNONS, A CEUX QUI NOUS ENTOURENT, DES ROLES INCONSCIENTS DANS NOTRE PIECE DE THEATRE

Cela se fait et se défait. Cela se fait de manière heureuse ou malheureuse. Cela tombe bien, je manquais d'un petit frère. Et ça tombe bien, car il manquait d'un grand frère. Qu'est-ce qu'on s'entend bien ! Sans savoir pourquoi nous nous entendons bien. On ne sait pas pourquoi, comment, mais on s'entend bien. Chaque individu est comme l'acteur de théâtre, ou le metteur en scène d'une pièce de théâtre, ou l'écrivain d'une pièce de théâtre. Et puis, notre inconscient, notre mémoire invite, utilise chaque individu dès qu'il est dans l'orbe, le périmètre d'action ; lorsqu'il est autour de nous, chaque personne est invitée à devenir un acteur, un actrice de notre scénario, de notre histoire inconsciente. Dès qu'il y a une femme de 48 ans, deuxième de sa fratrie qui approche de moi, je lui donne rôle. Mon inconscient lui donne un rôle. Un rôle de cette pièce de théâtre. Chaque pièce de théâtre a de nombreuses scènes. Donc, selon si c'est une femme de 48 ans ; si c'est un jeune homme de 25 ans ; si c'est un enfant de 2 ans, quel rôle vais-je lui donner ? Quel rôle, mon inconscient va lui donner ?

ON PASSE D'UNE HISTOIRE A L'AUTRE ; D'UNE PIECE DE THEATRE A L'AUTRE

Sur scène, il y a plusieurs actes - deux, trois, etc. Et on va passer d'une histoire à l'autre. Cela crée un spectacle, cela crée une scène. Vous connaissez autour de vous des gens qui sont toujours dans la même pièce de théâtre. Une pièce de théâtre triste. Ou d'autres qui sont dans des pièces de théâtres rigolotes : « tiens, il y a Machin qui vient dîner ce soir ! » « Ah ! oui, celui qui … » On décrit la pièce de théâtre. « Il y a la Mégère Apprivoisée qui vient manger ce soir ! ». Ou bien : « il y a Roméo et Juliette qui viennent manger ce soir ! ». Cette pièce de théâtre que nous faisons jouer aux autres ; les autres nous la font jouer. Ils se servent de nous. Lorsque Roméo rencontre d'Artagnan ; ou lorsque Jeanne d'Arc rencontre Juliette ; ou Jeanne d'Arc rencontre Roméo ils ne sont pas forcément sur la même pièce de théâtre. Alors il se passe ce que nous vivons au quotidien : les incompréhensions, les peurs, les colères totalement inadaptées. « Mais j'ai juste dit ça ! Pourquoi tu te mets en colère ? J'ai juste dit un petit mot. » C'est parce qu'on est dans une autre pièce de théâtre. Et selon la pièce de théâtre, si la personne pose une question avec une grosse voix forte ou une petite voix effacée, eh bien on ne l'entend pas de la même façon selon la pièce de théâtre et le scénario.

QUI MET LE SCENARIO EN SCENE ?

Le scénario a été mis en scène, mais est-ce vraiment par l'acteur ? Est-ce que c'est vraiment comme ça que ça se passe ? C'est rare, très rare. Cela existe, mais c'est rare. Donc, il y a quelqu'un qui décide de mettre en scène. On va faire simple, on va dire que c'est papa et maman ; on va dire que c'est au moment du projet-sens. Mais qui a écrit cette histoire ?

EMETTEUR - RECEPTEUR

Est-ce que l'auteur est le même que le metteur en scène ? C'est rare. Ca existe mais c'est rare. Très souvent c'est quelqu'un d'autre. Il y a l'auteur : les mémés, tontons, et autres ; il y a les metteur en scène. L'émetteur implique donc un récepteur. Chaque enfant, chacun d'entre nous devenant récepteur de ces émetteurs.

QU'EST-CE QU'UN THERAPEUTE ?

Il se joue à travers nous une pièce de théâtre. Et l'autre est dans une autre pièce de théâtre. Qu'est-ce qu'un thérapeute ? Et là, pour moi, tout devient très simple. Qui est l'autre ? C'est mémé ; ou bien c'est pépé ; ou bien c'est mon instituteur qui m'a enquiquiné ou au contraire qui m'a sur valorisé. Que suis-je, cet acteur sur cette pièce ; ce morceau de théâtre ? Pour le thérapeute il est facile de comprendre que dans le temps de la thérapie, de la relation thérapeutique, le thérapeute ne joue plus aucun rôle. Le thérapeute ne fait pas du théâtre, n'est pas acteur, ni metteur scène, ni auteur. Le thérapeute n'est plus l'acteur de sa propre vie pendant le temps de sa consultation. Je parle du thérapeute qui va faciliter le changement, l'évolution, la guérison.

CHACUN EXPRIME SON DRAME

Il m'est apparu la chose suivante. Lorsque Ruy Blas rencontre Cosette, ils ne s'entendent pas, ils ne se voient pas, ils ne se rencontrent pas. Chacun exprime son drame. Imaginez Hamlet qui rencontre le Petit Chaperon Rouge : l'un a peur du loup et l'autre est avec son fantôme. Ils ne se rencontrent pas. Cela veut dire que souvent, lorsque deux personnes communiquent leur histoire, lorsque deux personnes tentent d'aboutir leur histoire, d'éliminer leurs souffrances- puisqu'il s'agit de cela sur Terre, il s'agit de fermer tous ses dossiers souffrants, en souffrance comme l'on dit. Toutes ces vieilles histoires, ces vieilles blessures familiales, transgénérationnelles ; puisqu'il ne s'agit que de ça.

L'INCONSCIENT ESSAIE DE SE DIRE TOUT EN RESTANT CACHE

Lorsque je tente de me dire – et d'ailleurs je ne fais que ça, car l'inconscient est dans cette urgence permanente de se dire tout en restant caché, l'autre faisant de même, il ne peut pas y avoir de conclusion, d'aboutissement, de guérison ; puisque la pièce de théâtre va perdurer.

ON NE DONNE PAS LE CONSEIL A L'AUTRE ; ON LE DONNE A SOI

Jusqu'au moment où je suis face à un homme, une femme qui n'a pas d'histoire en souffrance ; qui est blanc, qui est vierge ; qui n'est pas acteur et qui ne me projette pas dessus, un projet, un problème, un aboutissement. Ce ne sont pas deux acteurs qui veulent s'emparer de l'autre, utiliser l'autre. C'est un acteur face à un écran blanc. Comme un spectateur. Un écran blanc, un disque vierge, une surface limpide. Ainsi, l'autre peut simplement aller…… à la fin de la pièce de théâtre, il termine ; il est entendu, accueilli sans qu'il n'y ait jamais de conseils de la part de l'autre. Le conseil, on ne le donne jamais à l'autre. On le donne à soi si on vivait la même chose.

THERAPEUTE = TRANS PARENT

Ainsi, l'art de la biothérapie devient très imple. Il devient facile d'être ce thérapeute silencieux ; car il y a besoin de silence pour que tous les sons soient entendus. Il y a besoin de vide, pour que toutes les lumières puissent exister. Il y a besoin de cette virginité, de cette limpidité. Le thérapeute devient ainsi transparent. Trans-parent. Ainsi, les parents passent au travers du trans-parent : les parents, l'histoire familiale, les autres. Ils passent au travers de lui, comme un vitrail, cristallin ; limpide, clair. Libre de désir, de projet. Sans attente.

TRANS-PARENCE = UNE FORME DE TRANSE

C'est ce que vous allez pouvoir continuer à mettre en place car vous savez le faire ; pas forcément au bon moment, toujours. On peut le faire quand on regarde un paysage ; quand on regarde la télévision, ou que l'on écoute de la musique. On sait faire cela, cette forme de transe. Souvent, dans la consultation, on va être hyper actif. C'est une façon de traiter nos angoisses, nos peurs ; ou satisfaire nos egos. Là, il va falloir utiliser ce que vous savez faire depuis un moment, hors thérapie ; cette transparence de la thérapie, et l'amener dans l'espace de la thérapie.

RESSOURCES ET DEMANDES

Il faut amener ce moment-là. Je pense que nous avons toutes les capacités du monde, toutes les compétences du monde. Si quelqu'un vient parce qu'il est timide face à un groupe, il est évident qu'il a confiance en lui lorsqu'il est tout seul, tranquille. Il a cette compétence-là. C'est une histoire de contexte. Suis-je dépendant de ce qui se passe à l'extérieur ; de ma relecture du monde extérieur à chaque instant ? Est-ce que j'ai accès en permanence à mes ressources ? Quand j'ai des ressources ici, j'ai une demande là. Dans le désert, j'ai très soif mais j'ai laissé l'eau sur la table de la cuisine. Ma ressource est quelque part et la soif est ailleurs. Quand les deux se rencontrent ……. Satisfaction ……PAS SEULEMENT PRENDRE CONSCIENCE MAIS ABOUTIR

Ce n'est pas le fait de prendre conscience, c'est le fait d'aboutir. Les gens sont souvent conscients du début de l'histoire : tel drame familial, tel drame personnel ; mais le temps s'est arrêté au cours de l'histoire et la personne est restée figée à l'âge de 3 ans ou autre. Il est fascinant d'observer – vous avez cette expérience en tant que thérapeute – une personne en face de vous qui sur sa carte d'identité, dans son corps a 40 ans, et qui a vécu un drame il y a 2 ans ou il y a 10 ans et ça s'est arrêté là. Ce que je propose c'est simplement une habitude de thérapeute qui permet à la personne d'aller au bout. Mais si le patient raconte quelque chose et que moi je continue à renvoyer la balle eh bien, il continue à raconter ce morceau-là. Le thérapeute va simplement donner la permission au sujet d'aller plus loin dans le déroulement de l'histoire.

ETAPE 1) PERMETTRE A L'INFORMATION DE S'EPANOUIR

Une fois que vous êtes cet écran blanc, ce lieu limpide, l'autre, premièrement, va au bout de son histoire. En fait, il se passe beaucoup de choses. Qu'est-ce qui permet l'évolution. Il ne s'agit pas de commuer ou de court-circuiter une information ; il faut simplement lui permettre de s'épanouir.
1°) : l'émotionnel
Cela permet un travail purement émotionnel et non pas intellectuel ou analytique. C'est purement émotionnel. Je crois vraiment à cette vertu-là. Simplement de pleurer, de dire sans analyser. Je crois vraiment à cette vertu. Pour autant que l'on aille vraiment au bout, sinon les gens peuvent tout contrôler. Le premier travail, est un travail avec le patient sur l'émotionnel.
2°) : la croyance.
Les gens sont purement dans l'émotionnel et quand ils sont dans l'émotionnel, cela leur permet de comprendre certaines choses.
D'autres sont purement dans l'intellectuel. C'est une bonne stratégie, car cela leur permet de ne pas ressentir certaines choses.
L'intérêt c'est d'être dans « l'intellisent ».
Donc, travail sur l'émotionnel, travail sur la croyance. Je vous ai expliqué que le conflit c'est de l'émotion et de la croyance.

ETAPE 2) LE « OUI » = UNE RECONNAISSANCE

Une fois que cela est fait - Jodorowski propose et je trouve cela tout à fait pertinent – il faut conclure ce travail-là par un « oui », par un « merci ». Je pense que le « oui » est une guérison. Je pense que cette reconnaissance est indispensable. Même quand il y a eu un problème relationnel grave – que ce soit une agression, ou un conflit de séparation. Il s'agit toujours de finir avec cette reconnaissance, le remerciement qui permet à cette fève d'aller de génération en génération, jusqu'à nous. Terminer cette décharge émotionnelle, comme la peur, la colère, la tristesse, ou d'autres agressions, frustrations ………

ETAPE 3) RENCONTRE AVEC L'AGRESSEUR

Eventuellement, rencontre avec l'agresseur ; celui qui était à la source du problème relationnel
Cette rencontre avec l'autre ne doit jamais se faire, à mon avis, avant l'étape n°1. Il y a différents thérapeutes, formateurs qui proposent d'aller voir symboliquement, telle personne et de lui rendre sa violence, etc. Il me semble, ainsi qu'à certains autres thérapeutes avec qui je travaille, que quand on a pas fait cette 1ère étape : le travail émotionnel ; la 2ème étape : le remerciement.
En commençant par la 3ème étape : on va créer quelque chose, on va créer une nouvelle histoire conflictuelle, on recrée un événement. Alors que si vous avez nettoyé l'émotionnel, et si vous avez fait la prise de conscience, vous êtes dans « l'intellisent ». A ce moment-là, l'autre va grandir. Il va pouvoir se passer quelque chose de positif. Ou l'autre ne trouve rien de spécial et ça ne sera pas un nouvel événement.

ETAPE 4 : LA REPONSE DE L'UNIVERS.

De l'ordre du magique, que nous connaissons aussi à certaines occasions de notre vie. C'est ce qu'on appelle la réponse de l'univers. Quand la personne a terminé ces trois étapes-là, il y a des clins d'œil de la vie, des rencontres, des coups de fil, des choses. J'ai eu un patient qui avait été frappé par son père. Il posait tous ces actes-là. A la fin, il a eu un coup de fil plein d'amour de la part de son père qui lui parlait. Cette étape, c'est la réponse en quelque sorte, sans qu'elle soit provoquée directement

LA « GOMME ET L'ENCRIER »

On retrouve sur cette notion de « Gomme et Encrier », sur laquelle je continue à travailler avec beaucoup de bonheur :

GOMME
Soit je suis aGressé, le G de la Gomme.

ENCRIER
Soit je suis sé par é, le E d'Encrier

Chaque fois que l'on met du +, c'est pour combler le...
Chaque fois que l'on met du – c'est pour s'éloigner du...

Il y a deux situations de référence sur Terre :
- 1°) de prendre, de s'emparer de ce qui est perçu comme positif : la nourriture, l'oxygène, les informations en stage.
- 2°) de mettre de la distance avec ce qui est interprété comme négatif.
C'est au niveau matériel. Au niveau spirituel, on veut prendre certaines choses : prendre Dieu, s'éloigner du diable, par exemple. On veut prendre du positif et s'éloigner du négatif. Il y a deux problèmes : je suis séparé du positif, je suis en contact avec le négatif.
De là, il va y avoir deux réactions :
a) : si je suis en contact avec le négatif : je me rétracte ; je me gomme.
b) : si je suis séparé du positif, je remplis : je collectionne, etc.

PILE OU FACE

Dans « la Gomme », je m'efface.
Et si je veux sortir de là, si je veux guérir de ça, il faut faire face.
Soit je m'efface, soit je fais face.
Dans « l'En crier », j'empile,
j'ajoute ou je prends la place.
Car la vie c'est pile ou face
Tu te défiles, ou tu fais face
Tu empiles, ou tu enlaces
Tu remplis, ou tu remplaces
Tu te lisses, ou tu te lasses
C'est facile, ou ça glace
C'est filasse, ou ça glisse
La vie,
Soit tu prends la pile, tu perds la face.
Soit tu quittes ton île, tu deviens un as.


Ceux qui sont dans la « Gomme » sont plutôt dans le « guéri » guai-rit : on va s'occuper de l'autre, on va guérir l'autre.
Ceux qui sont dans « l'Encrier » sont des gens qui guerroient. Guai-roi
Dans les archétypes Jungiens, il y a celui qui est le « soignant », et celui qui est le « guerrier ». Celui qui a été agressé va soigner les misères du monde. Tout est agression, tout est blessure, donc il guérit.
Celui qui est dans « l'Encrier » guerroie. Celui qui n'est ni dans l'un, ni dans l'autre rit, il est roi.


SEPARE - AGRESSE

CELUI QUI EST SEPARE

Pour aller, pas au bout, mais un peu plus loin, celui qui est séparé de qui est-il séparé ? Celui qui est dans « l'Encrier ». Au fond il est séparé de son essence, de son être, de lui. Il n'est pas en contact avec lui. Celui qui est séparé, n'est pas en contact avec lui. C'est pour cela qu'il est séparé de l'autre. Quelqu'un qui est en contact avec lui-même, même si la personne s'en va, ça n'a pas d'importance. Mais je ne suis pas en contact avec moi. Je suis le frère de Machin, je suis le fils de Machin, je suis l'ami de Machin. Si Machin s'en va, il n'y a plus rien. Là, la séparation est mal vécue parce que je ne suis pas en contact avec moi.

CELUI QUI EST AGRESSE

Celui qui est agressé, par qui est-il agressé ? Il se juge comme agressant. Il est dans la culpabilité, par exemple. Il se juge comme méchant. Celui qui est agressé ou qui se laisse agresser, qui est la victime, qu'est-ce qui fait qu'il se laisse agresser ? Au nom de quoi il ne casse pas la gueule à l'autre ou il ne porte pas plainte. C'est parce qu'il se juge comme méchant. Même si c'est un petit enfant qui subit un inceste, un viol, des gifles ou autre chose. Il se juge comme coupable, comme méchant, fautif. Il ne se défend pas, sinon il va en prendre plus. Et on va se moquer de lui.
Je pense que dans cette famille de thalamus quelque part, de jugement négatif à son propos, il y a beaucoup de maladies.

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