Du cimetière à la pouponnière

Bien sûr, je ne vais pas vos souhaiter une bonne année 2012, puisque cela est déjà fait par tant et plus de vos amis, vos parents et les publicistes ; et puis on voit ce que cela a donné en 2011 comme, perles de, joies et d’étonnements. Etonnés par tous les bons moments, pourtant on vous avait bien prévenu le 1er janvier : Bonne année ! et vous n’y avez pas cru ?

Je vous propose de sous souhaiter vous-même à vous-même une bonne année 2012. Il est possible que vous n’y ayez pas pensé. Et pourtant quel choc est-ce de se souhaiter à soi aussi le meilleur !, mais pas des mêmes souhaits que d’habitude …

Trouvez autre chose que la santé, la prospérité ou le bonheur ! :

Je ne vous souhaite pas que vos désirs se réalisent ; je vous souhaite de changer de souhaits, comme par exemple de réaliser que vous avez déjà tout, donc besoin de rien, comme par exemple de faire en sorte que la nouvelle année soit nouvelle, vraiment nouvelle, et non pas une réplique de 2011, cette réplique de 2010 dans certains endroits de nos vies.

Et maintenant, dans la gratitude, j’accompagne 2011 au cimetière qui jouxte la pouponnière vers laquelle je cours recevoir avec cœur 2012 qui est comme un enfant, comme une promesse, comme un ami qui vient lui aussi à notre rencontre, des cadeaux pleins les cils, des grimaces tantôt effrayantes, tantôt amusantes, mais qui jamais ne durent … vous le savez bien !